
Plus d’une dizaine d’agents ont disparu sur leur lieu de travail durant leur mission de service public.

Suite à ces incidents, le Comité d’Amélioration de la Fonction Administrative Régalienne a décidé d’ouvrir une enquête.
Les résultats s’orientent vers une cause surprenante : on observe sur les agents en poste des mutations consécutives à l’exercice prolongé de l’administration.

Les dernières données prouvent que la monotonie et l’adversité ébranlent les nerfs de l’agent.
Il peut alors se retrouver en cryptobiose. Cet arrêt quasi total de l’activité métabolique est une façon pour lui de répondre au stress.
Cette pause de l’activité serait favorisée par une perte de masse – Réaction idéale pour résister à des conditions de vie extrêmes.
Le corps se contracte. Le métabolisme chute à des niveaux indétectables.

L’agent de l’état s’aplatit, ses membres se retractent, il finit par ressembler à un monolithe informe et rigide.
Ceci expliquerait les phénomènes de disparition, ou plus précisément de confusion pour l’usager.
« On va trouver une façon de les faire passer pour des agents encore bien vivants.»
Le Comité, à l’issue de nombreux échanges, notamment sur la notion de limite du vivant, préconise de ne pas se priver de la masse d’agents en poste quelque soit leur état.
Le plus extraordinaire est de constater un retour très rapide à la normale lorsqu’ils sont changés de milieu. On réactive ainsi leurs fonctions vitales. Cependant cet état de vie latent n’est pas sans conséquence sur leur stabilité psychologique au réveil.
« Qui a mordu dans le parapheur !? »

En conclusion, il n’a pas été possible de déterminer plus précisément ce qui les pousse à se mettre en stase.
Mais on a pu observer que ces pauses métaboliques pouvaient expliquer la hausse incompréhensible des heures supplémentaires…
Publication_03 – Vestige_1246 – Fumoir_23 – dorsale médio-océanique_43 retrouvé le 15 juin 2026.


