L’origine troublante
Inconnus, jamais représentés sur un arbre philogénétique d’un quelconque prix IGnobel ethylo-dépendant, ces êtres extrêmophiles vivaient au sein d’un écosystème marin dans des poches d’oxygène de cheminées hydrothermales il y a environ 512 millions d’années, ou à peu près.
Ces spécimens, en proie à des évolutions non maîtrisées, sont le fruit d’un croisement accidentel dû à un malentendu – sur lequel nous ne reviendrons pas – entre des siphonophores gélatino-compatibles et des amphibiens malencontreusement égarés (plus une vague histoire de trouple avec un tardigrade).

On touche le fond
Ces Protozoms, nous les appelleront ainsi, présentent un ensemble de caractéristiques cognitives telles que la pensée abstraite et symbolique, la capacité de planification et d’extension de réseaux d’individus.
Cet organisme, en forme de petit flageolet à tête de cul, a semblé faire preuve d’aptitudes permettant aux individus d’attribuer des états mentaux du type : intention, désir, sentiment, conviction, à eux-mêmes et à d’autres, sur la base de leur connaissance supposée de la réalité.
Les fouilles ont montré que cet éveil à la conscience a déclenché un fiévreux désir d’évolution ne sachant pas de quoi demain sera fait.
Ils ont ainsi pu s’engager dans l’élaboration ambitieuse d’une administration publique.

Cette construction de l’esprit, cette confrontation laborieuse avec la conscience ne peut que nous être intrigante et familière.