L’origine troublante
Inconnus, jamais représentés sur un arbre philogénétique d’un quelconque prix IGnobel ethylo-dépendant, ces micro-organismes extrêmophiles vivaient dans des poches de gaz au sein de cheminées hydrothermales il y a 4 milliards d’années de cela.
Ces spécimens en quête d’organisation et en proie à des évolutions non maîtrisées, sont le fruit d’un croisement accidentel, dû à un malentendu, sur lequel nous ne reviendrons pas, entre des siphonophores et des amphibiens, de type microcephalus, malencontreusement égarés.

On touche le fond
Ils ont, au vu des derniers recueils effectués, développé des capacités intellectuelles et des prises de conscience similaires à ce que l’homo sapiens a traversé pas plus tard qu’aujourd’hui.
Il peut être, à ce titre, considéré, en attendant d’autres informations, comme un proto-hominidé qui se serait fourvoyé en prenant la direction des bas-fonds plutôt que celle de la surface.
Grandeur et décadence de l’action publique
Au vu des vestiges et autres traces de vie, les Protozöms présentent un ensemble de caractéristiques cognitives qui se rapproche allègrement d’une certaine forme de modernité comportementale caractérisée par l’association de la pensée abstraite, la capacité de planification, l’extension du réseau des individus, la pensée symbolique et l’extrême et complexe bordelisation administrative.

L’intelligence à marche forcée
Mais surtout, cet organisme, en forme de petit flageolet à tête de cul, a semblé faire preuve d’une aptitude permettant aux individus d’attribuer des états mentaux du type : intention, désir, sentiment, conviction… à eux-mêmes et à d’autres sur la base de leur connaissance supposée de la réalité.
Et c’est précisément là que cette découverte est fondamentale. Cette courbe d’apprentissage sublime et pathétique ne peut que nous être familière.